Hydro-Sherbrooke ou Hydro-Québec : vérifiez d’abord votre facture
Avec près de 173 000 habitants au recensement de 2021, Sherbrooke est la plus grande ville du Québec à posséder son propre réseau de distribution d’électricité. Pour la plupart des propriétaires, c’est donc Hydro-Sherbrooke qui envoie la facture, et non Hydro-Québec.
Beaucoup de gens en concluent, à tort, que les programmes d’Hydro-Québec ne s’appliquent pas à eux. Ce n’est pas le cas : le guide officiel de LogisVert rend admissibles les habitations « alimentées par un réseau municipal ». Nous avons regroupé les détails dans une page dédiée : la subvention LogisVert pour les clients d’Hydro-Sherbrooke.
Une exception géographique mérite d’être connue : le secteur de Deauville, au bord du lac Magog, est desservi par Hydro-Québec depuis 1980, même s’il fait partie de l’arrondissement de Rock Forest–Saint-Élie–Deauville. Pour vous, ça ne change rien à la subvention, mais ça change le numéro à appeler en cas de panne et le compte client à indiquer dans votre demande.
Choisir le bon type de thermopompe selon votre maison
Sherbrooke compte six arrondissements et un parc immobilier très varié. Le type de thermopompe suit surtout le type de chauffage déjà en place.
- Maisons unifamiliales chauffées aux plinthes, qu’on trouve partout, de Rock Forest à Fleurimont et Brompton. Une thermopompe murale dans l’aire ouverte, ou un système multizone pour couvrir les chambres, est la solution la plus fréquente. Les plinthes restent en place comme chauffage d’appoint.
- Maisons avec fournaise et conduits : si vous avez déjà une fournaise électrique ou au mazout, une thermopompe centrale branchée sur les conduits existants chauffe et climatise toutes les pièces d’un coup.
- Plex et immeubles locatifs, par exemple dans Mont-Bellevue et Jacques-Cartier, autour de l’Université de Sherbrooke et du centre-ville. La subvention est versée au propriétaire, pas au locataire, et les multiplex sont admissibles.
- Maisons anciennes, comme on en voit notamment à Lennoxville, autour de l’Université Bishop’s : dans une vieille maison mal isolée, faites évaluer l’isolation avant de dimensionner : une thermopompe surdimensionnée pour compenser des fuites d’air coûte plus cher et déshumidifie mal l’été.
Le froid sherbrookois et la capacité à −8 °C
Selon les normales d’Environnement Canada à la station de l’aéroport de Sherbrooke, la moyenne des températures minimales de janvier est d’environ −18 °C, et le record de froid atteint −41,2 °C, le 15 janvier 2004. Autrement dit, votre thermopompe passera une bonne partie de l’hiver bien sous zéro.
Deux chiffres comptent donc plus que la puissance inscrite sur la boîte :
- La capacité de chauffage à −8 °C. C’est elle qui sert au calcul de LogisVert : 50 $ par 1 000 BTU/h pour un appareil ENERGY STAR, 120 $ pour un appareil « climat froid ». Un modèle vendu comme « 18 000 BTU » peut n’en fournir que 14 000 à −8 °C. Vous pouvez faire le calcul avec notre calculateur de subvention.
- Le point d’équilibre. C’est la température sous laquelle la thermopompe ne suffit plus seule. Il se situe généralement entre −15 °C et −30 °C selon le modèle. Au-delà, vos plinthes ou votre fournaise prennent le relais : c’est normal et prévu.
Pour la plupart des maisons de Sherbrooke, un modèle certifié « climat froid » est le meilleur choix : il chauffe plus longtemps sans appoint et rapporte plus du double de subvention par BTU. Voir notre guide sur les thermopompes pour grand froid.
Ce que coûte une thermopompe à Sherbrooke
Il n’y a pas de « prix sherbrookois » : les fourchettes sont celles du marché québécois. Protégez-Vous rapporte de 3 000 $ à plus de 15 000 $ pour une thermopompe murale installée, selon le nombre de têtes, et de 6 000 $ à plus de 10 000 $ pour une thermopompe centrale sans chauffage d’appoint. Ce qui fait varier la facture dans une maison d’ici :
- la distance entre l’appareil extérieur et la tête intérieure (longueur de la ligne de réfrigérant);
- la capacité du panneau électrique, souvent limite dans les maisons des années 1960 et 1970;
- le support de l’appareil extérieur : au Québec, on le surélève au-dessus de la neige, sur un support mural ou un socle;
- le nombre de pièces à couvrir.
Le détail est sur notre page prix d’une thermopompe.
Avant de signer avec un installateur
Pour que la subvention soit versée, l’entreprise qui installe doit être inscrite au Registraire des entreprises, détenir la licence appropriée de la Régie du bâtiment du Québec et être membre de la corporation de son secteur. La facture doit aussi porter le numéro de licence RBQ, les numéros de TPS et de TVQ, la date d’installation et le numéro AHRI ou ENERGY STAR de l’appareil. Tout est expliqué dans comment choisir un installateur.
Vérifiez enfin l’emplacement prévu pour l’appareil extérieur. Les règles d’implantation relèvent du zonage municipal : en cas de doute, un appel au service de l’urbanisme de votre arrondissement évite une mauvaise surprise avec un voisin.
Déjà une thermopompe qui fait défaut?
Si votre appareil ne chauffe plus, coule ou se couvre de glace, commencez par nos vérifications de base, puis consultez la page réparation de thermopompe à Sherbrooke. Pour l’entretien annuel, voyez l’entretien de thermopompe à Sherbrooke.