Le principe : la thermopompe et la fournaise travaillent en équipe
Une thermopompe centrale, dite aussi bibloc, se compose d’une unité extérieure et d’un serpentin intérieur installé sur la fournaise, dans le plénum. Le ventilateur de la fournaise pousse l’air réchauffé (ou refroidi, l’été) dans les conduits existants, jusqu’à chaque pièce.
Tant qu’il fait assez doux, la thermopompe fait tout le travail. Quand la température descend sous son point d’équilibre, que Protégez-Vous situe généralement entre −15 °C et −30 °C selon le modèle, la fournaise prend le relais ou vient en renfort. C’est ce qui rend la thermopompe centrale si bien adaptée aux hivers de l’Estrie : il n’y a jamais de pièce oubliée, et jamais de journée sans chauffage suffisant.
Pour quelles maisons
- Les maisons chauffées par une fournaise électrique : c’est le cas le plus simple et le plus rentable, voir thermopompe et fournaise électrique.
- Les maisons chauffées au mazout qui veulent sortir du mazout sans perdre l’air pulsé : voir remplacer une fournaise au mazout.
- Les maisons au gaz naturel ou au propane, en mode biénergie.
- Les maisons à étages cloisonnées, où une thermopompe murale ne rejoindrait pas les chambres.
Sans conduits, une thermopompe centrale demande d’en installer, ce qui est rarement rentable dans une maison existante. Une thermopompe murale ou un système multizone est alors plus logique.
Ce que l’installateur doit vérifier
Les conduits. Une thermopompe souffle un air plus tiède qu’une fournaise, mais en plus grand volume. Des conduits trop petits, mal scellés ou non isolés dans un espace froid causent des pièces inconfortables, des sifflements et une perte d’efficacité.
La fournaise. Si elle a plus de 20 ans ou montre des signes de faiblesse, il vaut souvent mieux la remplacer dans le même projet. Son ventilateur travaillera beaucoup plus qu’avant, puisqu’il pousse l’air chaud et l’air frais toute l’année.
Le panneau électrique. L’unité extérieure demande un circuit dédié. Dans une maison chauffée à l’électricité, le panneau est parfois déjà très chargé.
L’emplacement extérieur. Sur un socle ou un support qui garde l’appareil au-dessus de la neige, loin de l’égouttement du toit, avec une évacuation de l’eau de dégivrage qui ne crée pas de patinoire.
La capacité : penser climatisation et grand froid
Hydro-Québec recommande de dimensionner d’abord selon la puissance de climatisation, pour ne pas se retrouver avec un appareil trop gros qui ne déshumidifie pas en été. Le repère de Protégez-Vous est de 12 000 BTU/h de climatisation pour 750 pi², ajusté selon la maison.
Ensuite, pour l’hiver, comparez la capacité de chauffage à −8 °C et le rendement à −15 °C. Un modèle « climat froid » assure une plus grande part du chauffage avant que la fournaise ne prenne le relais, et il donne droit à 120 $ par 1 000 BTU/h plutôt que 50 $. Pour une thermopompe centrale de 30 000 BTU/h à −8 °C, l’écart de subvention atteint 2 100 $. Notre guide sur les thermopompes pour grand froid explique quoi comparer.
Le prix
Protégez-Vous situe une thermopompe centrale entre 6 000 $ et plus de 10 000 $ installée, sans chauffage d’appoint. Le remplacement de la fournaise, la réfection de conduits ou une mise à niveau du panneau électrique s’ajoutent. Nous détaillons ces postes sur la page prix d’une thermopompe centrale.
L’entretien d’un système central
Le filtre de la fournaise se change trois ou quatre fois par année, selon Protégez-Vous, et les conduits se nettoient tous les trois à cinq ans. Dégagez les bouches d’air : un meuble ou un tapis qui les bloque réduit l’efficacité et fait forcer le compresseur. Faites vérifier le système par un technicien tous les deux ans. Plus de détails dans l’entretien d’une thermopompe.