Pourquoi c’est le cas idéal
Une fournaise électrique chauffe l’air avec des éléments à résistance, comme une grosse plinthe. Chaque kilowattheure consommé donne un kilowattheure de chaleur. Une thermopompe centrale installée sur la même fournaise utilise les mêmes conduits, mais produit en moyenne trois fois plus de chaleur que l’électricité qu’elle consomme, selon Protégez-Vous.
Et contrairement à la conversion depuis le mazout, il n’y a rien à retirer : la fournaise reste, et devient la source d’appoint.
Comment les deux travaillent ensemble
- Par temps doux et jusqu’à des températures bien sous zéro, la thermopompe chauffe seule. Le ventilateur de la fournaise pousse l’air chaud dans les conduits.
- Quand la thermopompe n’arrive plus à maintenir la température, le thermostat active un ou plusieurs éléments de la fournaise, en étapes.
- Sous le point d’équilibre, que Protégez-Vous situe généralement entre −15 °C et −30 °C selon le modèle, la fournaise fait l’essentiel du chauffage.
- L’été, la thermopompe climatise toute la maison par les mêmes conduits.
Ce que l’installateur doit vérifier
L’âge et l’état de la fournaise. Son ventilateur va tourner beaucoup plus qu’avant, puisqu’il sert désormais à la thermopompe toute l’année. Un moteur fatigué ou une fournaise très ancienne se remplace souvent dans le même projet.
Les conduits. Une thermopompe souffle un air plus tiède qu’une fournaise électrique, en plus grand volume. Des conduits sous-dimensionnés ou non isolés dans un espace froid peuvent causer des sifflements et des pièces fraîches.
Le thermostat. Il doit être compatible thermopompe et gérer l’appoint en étapes. Un thermostat mal configuré, qui allume les éléments trop tôt, annule une bonne partie des économies.
Le panneau électrique. Il alimente déjà la fournaise; la thermopompe demande un circuit de plus.
Choisir la capacité
Hydro-Québec recommande de partir de la puissance de climatisation, pour éviter un appareil trop gros qui ne déshumidifie pas l’été. Pour l’hiver, comparez la capacité de chauffage à −8 °C : plus elle est élevée, plus la thermopompe repousse le moment où les éléments électriques s’allument. Un modèle « climat froid » fait une grande différence ici, et rapporte 120 $ de subvention par 1 000 BTU/h au lieu de 50 $. Voir les thermopompes pour grand froid.
Le prix et la subvention
La thermopompe centrale coûte de 6 000 $ à plus de 10 000 $ installée selon Protégez-Vous, sans chauffage d’appoint. Ici, l’appoint existe déjà, ce qui garde le projet dans la partie basse de la fourchette si la fournaise et les conduits sont en bon état. Le détail est sur la page prix d’une thermopompe centrale.
Pour LogisVert, la thermopompe centrale est admissible si le système complet est neuf, ENERGY STAR, acheté au Québec et présent sur la liste d’Hydro-Québec. Estimez le montant avec le calculateur.
L’entretien
Changez le filtre de la fournaise trois ou quatre fois par année, gardez les bouches d’air dégagées et faites nettoyer les conduits tous les trois à cinq ans, selon Protégez-Vous. Un technicien devrait vérifier le système tous les deux ans : voir l’entretien d’une thermopompe. Et si la maison n’a pas de conduits dans certaines pièces, une thermopompe murale peut compléter le système.