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Thermopompe Estrie
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Installation d'une thermopompe : les étapes, du premier appel à la subvention

Une installation de thermopompe se fait en général en une ou deux journées. Tout ce qui détermine si vous serez satisfait pendant 15 ans se décide avant : le type d'appareil, sa capacité par grand froid et l'endroit où il sera posé. Voici le déroulement complet.

Mis à jour le

Quel type de thermopompe pour quelle maison

Le point de départ, c’est ce que vous avez déjà comme chauffage.

Votre maison aujourd’hui Solution la plus fréquente
Plinthes électriques, aire ouverte Thermopompe murale à une tête
Plinthes électriques, plusieurs pièces à couvrir Système multizone
Fournaise (électrique, mazout, gaz) avec conduits Thermopompe centrale
Chalet ou résidence secondaire Murale « climat froid », voir thermopompe au chalet

Si vous remplacez un système existant plutôt que d’en ajouter un, la section conversion du chauffage détaille chaque cas : mazout, plinthes, fournaise électrique.

Les étapes d’une installation

1. L’évaluation à domicile

Un bon entrepreneur vient voir la maison avant de chiffrer. Il mesure les pièces à chauffer, regarde l’isolation et la fenestration, repère l’emplacement possible de l’unité extérieure et vérifie le panneau électrique. Une soumission faite au téléphone, sans visite, est un signal de prudence.

2. Le choix de la capacité

Protégez-Vous rappelle le repère habituel : environ 12 000 BTU/h de climatisation pour 70 m² (750 pi²), à ajuster selon l’année de construction, la hauteur des plafonds, la fenestration et l’orientation. Hydro-Québec conseille de partir de la puissance de climatisation, pour éviter un appareil trop gros qui déshumidifie mal en été.

En Estrie, regardez ensuite la capacité de chauffage à −8 °C et, si possible, à −15 °C. C’est elle qui dit si l’appareil chauffera vraiment en janvier, et c’est elle qui fixe le montant de la subvention. Notre guide combien de BTU va plus loin.

3. La soumission écrite

Elle devrait préciser le fabricant, le modèle et le numéro AHRI du système, sa capacité à −8 °C, le support de l’unité extérieure, le branchement électrique, l’évacuation du condensat, la garantie des pièces et de la main-d’œuvre, et le numéro de licence RBQ de l’entreprise. Avec le numéro AHRI, vous pouvez vérifier vous-même l’admissibilité et le montant de la subvention avec le calculateur.

4. La vérification municipale

L’emplacement d’un appareil extérieur est encadré par le règlement de zonage de chaque municipalité : cour permise, distance des lignes de terrain, parfois un niveau de bruit maximal. À Sherbrooke, Magog, Coaticook ou ailleurs, un appel au service d’urbanisme avant les travaux règle la question.

5. Le jour de l’installation

Pour une thermopompe murale : pose du support et de l’unité extérieure, perçage d’un trou de 6 à 8 cm environ dans le mur pour les conduites, installation de la tête intérieure, raccordement des lignes de réfrigérant, du drain et de l’électricité, mise sous vide du circuit, puis mise en service. L’installateur devrait vous montrer le fonctionnement de la télécommande et le nettoyage du filtre.

6. La facture et la subvention

La facture doit contenir tout ce qu’Hydro-Québec exige : numéro de licence RBQ, numéros de TPS et de TVQ, date d’installation, numéro AHRI ou ENERGY STAR, coût des travaux. Prenez aussi une photo nette de la plaque signalétique de l’unité extérieure. Vous avez ensuite 9 mois pour déposer la demande LogisVert. Toutes les étapes sont dans le guide LogisVert.

L’emplacement de l’unité extérieure, un choix d’hiver

En Estrie, l’unité extérieure passe cinq mois dans la neige. Quelques règles de bon sens :

  • surélevée sur un support mural ou un socle, au-dessus de la hauteur habituelle de la neige;
  • à l’écart de la ligne d’égouttement du toit, pour éviter les chutes de glace et de neige;
  • avec un dégagement suffisant autour pour la circulation de l’air;
  • en pensant à l’eau de dégivrage : l’appareil fond régulièrement le givre de son serpentin, et cette eau ne doit pas geler sur une entrée ou un trottoir;
  • loin des fenêtres de chambre, les vôtres comme celles du voisin.

Ce qu’une thermopompe ne fait pas

Une tête murale chauffe bien la pièce où elle se trouve et les espaces ouverts qui y donnent, mais pas une chambre au fond d’un corridor, porte fermée. Et sous son point d’équilibre, qui se situe généralement entre −15 °C et −30 °C, elle a besoin d’un appoint. C’est pourquoi on garde les plinthes ou la fournaise. Le bon projet n’est pas celui qui retire tout l’ancien chauffage, c’est celui qui laisse la thermopompe faire l’essentiel du travail.

Avant de choisir votre entreprise, lisez comment choisir un installateur : c’est aussi ce qui garantit votre subvention.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l'installation d'une thermopompe?

Une thermopompe murale à une tête s'installe généralement en une journée. Un système multizone ou une thermopompe centrale peut en demander deux, surtout si le panneau électrique ou les conduits doivent être modifiés.

Faut-il un électricien en plus de l'installateur?

La thermopompe demande un circuit dédié. Selon l'entreprise, le branchement est fait par un maître électricien de son équipe ou par un sous-traitant. Demandez que ce soit inclus et précisé dans la soumission.

Peut-on installer une thermopompe en hiver?

Oui, les installateurs travaillent toute l'année. L'hiver demande seulement de prévoir un accès dégagé à l'emplacement de l'unité extérieure et un support qui la garde au-dessus de la neige.

Faut-il garder les plinthes électriques?

Oui, dans la plupart des maisons de l'Estrie. Elles servent de chauffage d'appoint sous le point d'équilibre de la thermopompe et dans les pièces fermées qu'une tête murale ne rejoint pas.

Combien de soumissions demander?

Au moins deux, idéalement trois. Comparez surtout le modèle exact (numéro AHRI), sa capacité à −8 °C, ce qui est inclus (support, électricité, drain) et la garantie sur la main-d'œuvre.

Sources