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Thermopompe Estrie
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Installation d'une thermopompe murale : ce qu'il faut savoir avant de choisir

La thermopompe murale est l'appareil le plus installé dans les maisons chauffées aux plinthes. Elle n'a pas besoin de conduits, s'installe en une journée et chauffe très bien une aire ouverte. Son efficacité dépend presque entièrement de deux décisions : où placer la tête, et quelle capacité choisir.

Mis à jour le

Comment fonctionne une thermopompe murale

Une thermopompe murale, qu’on appelle aussi minibibloc ou thermopompe sans conduits, comprend deux parties reliées par des conduites de réfrigérant : une unité extérieure, qui capte la chaleur de l’air même sous zéro, et une tête intérieure fixée en haut d’un mur, qui la diffuse dans la pièce. L’été, le cycle s’inverse et l’appareil climatise.

Selon Protégez-Vous, une thermopompe produit en moyenne trois fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme, ce qui explique pourquoi elle réduit la facture de chauffage d’une maison chauffée aux plinthes. Hydro-Québec parle d’économies pouvant atteindre 40 % en saison froide, selon la maison et l’appareil.

Pour quelles maisons c’est le bon choix

La thermopompe murale est idéale quand :

  • la maison est chauffée aux plinthes électriques et n’a pas de conduits;
  • le rez-de-chaussée est en grande partie à aire ouverte (cuisine, salle à manger, salon);
  • vous voulez aussi la climatisation sans installer de climatiseur de fenêtre;
  • le budget ne permet pas un système central avec conduits.

Elle convient moins bien à une maison très cloisonnée, où chaque pièce est fermée. Dans ce cas, un système multizone ou, si la maison a déjà des conduits, une thermopompe centrale est plus logique.

Où placer la tête intérieure

C’est la décision qui fait le plus de différence au quotidien. La tête doit :

  • être en hauteur, sur un mur qui « voit » le plus grand volume ouvert;
  • avoir un dégagement devant elle : pas d’armoire, de poutre ou de rideau qui bloque le flux d’air;
  • être placée, si possible, près de l’escalier : la chaleur monte et profite un peu à l’étage;
  • éviter de souffler directement sur un fauteuil ou sur un lit.

Un installateur sérieux vous proposera un emplacement après avoir regardé la circulation d’air dans la maison, pas simplement le mur le plus facile à percer.

Où placer l’unité extérieure

En Estrie, on la pose presque toujours sur un support mural ou un socle surélevé, au-dessus de la neige, à l’écart de l’égouttement du toit. Pensez à l’eau de dégivrage : plusieurs fois par jour en hiver, l’appareil fait fondre le givre sur son serpentin, et cette eau ne doit pas geler sur une entrée ou un escalier. Et pensez au voisin : un emplacement loin de ses fenêtres évite bien des discussions. Les règles municipales d’implantation s’appliquent; vérifiez-les avant les travaux.

Choisir la bonne capacité

Le repère publié par Protégez-Vous est de 12 000 BTU/h de climatisation pour 70 m² (750 pi²), à ajuster selon la maison. Pour une thermopompe murale, ce calcul s’applique à la surface réellement desservie par la tête, pas à la surface totale de la maison.

Mais pour l’hiver estrien, c’est la capacité à −8 °C qui compte. Un appareil vendu comme « 12 000 BTU » peut n’en fournir que 9 000 ou 10 000 à −8 °C, alors qu’un modèle « climat froid » de même taille conservera une plus grande part de sa puissance. C’est aussi la valeur qui détermine la subvention LogisVert : 50 $ ou 120 $ par 1 000 BTU/h. Comparez avec le calculateur et lisez combien de BTU pour votre maison.

Le prix et la subvention

Protégez-Vous situe une thermopompe murale sans conduits entre 3 000 $ et plus de 15 000 $ installée : le bas de la fourchette correspond à une tête unique posée simplement, le haut à des systèmes à plusieurs têtes. Le détail, et ce qui fait monter une facture, est sur notre page prix d’une thermopompe murale.

Pour être subventionné, l’appareil doit être neuf, ENERGY STAR, acheté au Québec et figurer sur la liste d’Hydro-Québec, et l’installateur doit détenir la licence RBQ appropriée.

L’entretien, simple mais indispensable

Le filtre de la tête intérieure se nettoie au moins une fois par mois sous l’eau du robinet, selon Protégez-Vous, et un appareil mal entretenu peut consommer jusqu’à 25 % d’électricité de plus. Dégagez aussi la neige autour de l’unité extérieure. Le reste, dont la vérification par un technicien tous les deux ans, est expliqué dans l’entretien d’une thermopompe.

Si votre maison est chauffée aux plinthes, notre page thermopompe et plinthes électriques explique comment les deux systèmes travaillent ensemble.

Questions fréquentes

Une thermopompe murale peut-elle chauffer toute la maison?

Elle chauffe bien l'espace ouvert où elle est installée. Dans une maison à aire ouverte bien isolée, ça peut représenter la majorité des besoins. Les chambres fermées et le sous-sol demandent souvent une deuxième tête (multizone) ou restent chauffés par les plinthes.

Quelle capacité pour une thermopompe murale?

Le repère habituel est 12 000 BTU/h de climatisation pour environ 750 pi² de surface ouverte, ajusté selon l'isolation et la fenestration. En Estrie, vérifiez aussi la capacité de chauffage à −8 °C, qui est souvent plus faible que la capacité nominale.

Combien coûte une thermopompe murale installée?

Protégez-Vous situe une thermopompe murale sans conduits entre 3 000 $ et plus de 15 000 $ installée, le haut de la fourchette correspondant aux systèmes à plusieurs têtes. La subvention LogisVert se soustrait ensuite.

À quelle fréquence nettoyer le filtre d'une thermopompe murale?

Protégez-Vous recommande au moins une fois par mois, en passant le filtre sous l'eau du robinet et en le laissant sécher avant de le remettre.

Où installer la tête d'une thermopompe murale?

En hauteur, sur un mur qui donne sur le plus grand espace ouvert, sans obstacle devant le flux d'air, et idéalement près de l'escalier si vous voulez que la chaleur monte vers les chambres.

Sources